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Lettre ouverte – Absence de chauffage et insalubrité à la Cité-Jardin des Grésillons : nous exigeons des réponses

Courrier ouvert à Monsieur Manuel Aeschlimann, Maire d’Asnières-sur-Seine
Monsieur Thomas Lam, Conseiller départemental
Madame Josiane Fischer, Conseillère départementale
Monsieur Remi Muzeau, le Président de Hauts-de-Seine Habitat

Messieurs, Madame,

Par un premier courrier en date du 15 octobre, nous vous avons interpellés sur les conditions de vie indignes subies par les locataires de la Cité-Jardin des Grésillons. À ce jour, aucune réponse ne nous a été apportée, ni par la municipalité, ni par le bailleur, ni par les représentants départementaux.

Aujourd’hui, la situation connaît une nouvelle dégradation grave : plusieurs locataires nous alertent sur l’absence ou de graves dysfonctionnements du chauffage, alors même que les températures ont fortement chuté. Cette situation est inacceptable et scandaleuse, d’autant plus qu’elle s’ajoute à des difficultés déjà nombreuses, anciennes et largement documentées.

Depuis plusieurs années, les locataires de la Cité-Jardin subissent des conditions de vie indignes que nul ne peut ignorer :
logements envahis par la moisissure, infiltrations d’eau, humidité persistante, présence de nuisibles (cafards), pannes de chauffage à répétition, dégradations avancées des façades et des balcons pouvant présenter un danger, ainsi que de graves problèmes d’insécurité au sein de la résidence.

Ces faits relèvent aujourd’hui d’un problème majeur de salubrité publique.

Malgré les engagements pris lors du rachat du site par Hauts-de-Seine Habitat en 2020, aucune rénovation structurelle sérieuse n’a été engagée, et les conditions de vie de centaines de familles, dont de nombreux enfants, continuent de se dégrader.

L’absence de chauffage en période hivernale pose désormais une question centrale : celle, une nouvelle fois, du respect de la dignité humaine. Il est inadmissible que des familles, des personnes âgées et des enfants vivent dans le froid, dans l’indifférence des institutions.

Les locataires, mobilisés depuis plusieurs mois, expriment un profond sentiment d’abandon face à l’inaction des pouvoirs publics. Ils ne reçoivent ni réponses concrètes, ni calendrier, ni perspective claire, malgré la gravité de la situation.

Monsieur le Maire, nous vous le rappelons encore une fois : en votre qualité de maire d’Asnières-sur-Seine, vous avez la responsabilité, au titre de vos pouvoirs de police administrative générale (article L.2212-2 du Code général des collectivités territoriales), d’assurer la salubrité publique, la sécurité et la dignité des habitants de votre commune.

Vous avez également la possibilité de saisir les services compétents, notamment l’Agence régionale de santé et les services préfectoraux, afin qu’un constat officiel d’insalubrité ou de péril soit établi et que des travaux urgents soient imposés au bailleur.

De leur côté, les conseillers départementaux, membres de la majorité départementale, ainsi que le président de Hauts-de-Seine Habitat ne peuvent rester silencieux face à une situation dont le département porte une responsabilité directe.

Nous vous demandons donc solennellement, une fois de plus :

  • D’agir sans délai pour garantir le rétablissement immédiat du chauffage et la dignité des habitants ;
  • D’exiger de Hauts-de-Seine Habitat un calendrier précis et public de travaux et de relogements ;
  • De mettre en place un suivi régulier, transparent et pluraliste, incluant les représentants des locataires ainsi que les élus municipaux de la majorité et de l’opposition ;
  • De rétablir un dialogue public avec les habitants, notamment par l’organisation d’une réunion publique, alors même qu’ils ne se sentent aujourd’hui ni entendus ni respectés.

Les communistes d’Asnières continueront, encore et toujours, à se tenir aux côtés des locataires pour défendre le droit à un logement digne.
Nous considérons qu’il est inacceptable que des familles vivent dans de telles conditions, dans un silence et une forme de complicité institutionnelle qui ne fait qu’aggraver leur détresse.

Nous espérons que ce courrier ouvert conduira enfin à une action coordonnée, rapide et visible des pouvoirs publics, à la hauteur de la gravité de la situation.

Dans l’attente de votre réponse rapide,
Veuillez agréer, Messieurs, Madame, l’expression de nos salutations républicaines et engagées.

Section d’Asnières du Parti Communiste Français

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Venezuela : non à l’agression impérialiste, respect du droit international et de la souveraineté des peuples

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro.

Cette intervention constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.

Elle s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation que le PCF dénonce depuis de nombreuses années : sanctions économiques criminelles, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force, reconnaissance de dirigeants autoproclamés, et désormais recours assumé à la force militaire. Elle révèle une nouvelle fois le fond réel de cette politique : l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains.

Le PCF rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force.

Les premières informations font état d’attaques armées sur plusieurs zones du pays, de scènes de panique parmi la population et d’un risque élevé d’escalade régionale. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes : morts civiles, destructions d’infrastructures, aggravation des crises humanitaires.

Le PCF exige :

  • l’arrêt immédiat de toute opération militaire et la désescalade ;
  • le respect du droit international, de la souveraineté du Venezuela et de l’intégrité de son territoire ;
  • des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ;
  • la levée des sanctions économiques qui étranglent la population vénézuélienne et constituent une forme de guerre contre le peuple ;
  • la convocation d’instances multilatérales, sous l’égide des Nations unies, pour favoriser une solution politique, pacifique et négociée.

Le PCF appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis. La France doit porter une voix indépendante, fidèle à ses engagements internationaux, œuvrant pour la paix, la coopération et le règlement politique des conflits, et non cautionner une nouvelle violation du droit international. Elle doit saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU.

Face aux logiques impérialistes, le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples qui subissent les guerres, les sanctions et les ingérences. La paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables.

Paris, le 3 janvier 2026.

Parti communiste français