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Asie don film

Diffusion du film « The Globalisation Tapes »

Ce Jeudi, à travers la diffusion du film ‘The globalisation Tapes’, nous avons récolté près de 300€ pour l’association Tzu Chi Indonesia.
L’objectif de cette collecte est d’aider les populations touchées par les inondations à Sumatra en Indonesie.

Ces inondations ont causé plus de 1000 morts et 1,2 millions de sinistrés. L’inaction du gouvernement Indonesien ainsi que sa complicité dans la déforestation pour les plantations de palmes a accentué la catastrophe.

Le président d’Indonésie, beau-fils du dictateur Suharto, à même fait reposer la faute sur la population lors d’un discours : « Le palmier à huile est un arbre, n’est-ce pas ? Le palmier à huile est un arbre, il a des feuilles, n’est-ce pas ? Eh bien, il absorbe le dioxyde de carbone. Pourquoi nous accuse-t-on de paresse ? Ces gens-là sont tout simplement paresseux »

Les sousfifres du capital n’ont pas leur place au pouvoir.

Kamis ini dengan pemutaran film ‘The Globalisation Tapes’, kami memanen hampir 5juta rupiah untuk NGO Tzu Chi Indonesia.
Tujuan koleksi ini membantu orang-orang terpangaruh oleh banjir-banjir di Sumatra Indonesia.

Banjir ini meninggal lebih dari 1000 orang dan 1.2juta pengungsi. Kelambana pemerintah Indonesia dan keterlibatan dia dalam deforestasi untuk perkebunan kelapa sawit ditekankan bencana ini.

Presiden Prabowo, diktator Suharto anak tiri, disalahkan populasi selama pidato : « Namanya kelapa sawit ya pohon, ya kan? Kelapa sawit itu pohon, ada daunnya kan? Ya dia menyerap karbon dioksida, darimana kita dituduh, yang mboten-mboten aja orang-orang itu »

Yang tunduk di Capital tidak boleh berkuasa.


PS: cette position est celle de la section
Posisi ini adalah Komunis di Asnières

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communique logement pcf

Lettre ouverte – Absence de chauffage et insalubrité à la Cité-Jardin des Grésillons : nous exigeons des réponses

Courrier ouvert à Monsieur Manuel Aeschlimann, Maire d’Asnières-sur-Seine
Monsieur Thomas Lam, Conseiller départemental
Madame Josiane Fischer, Conseillère départementale
Monsieur Remi Muzeau, le Président de Hauts-de-Seine Habitat

Messieurs, Madame,

Par un premier courrier en date du 15 octobre, nous vous avons interpellés sur les conditions de vie indignes subies par les locataires de la Cité-Jardin des Grésillons. À ce jour, aucune réponse ne nous a été apportée, ni par la municipalité, ni par le bailleur, ni par les représentants départementaux.

Aujourd’hui, la situation connaît une nouvelle dégradation grave : plusieurs locataires nous alertent sur l’absence ou de graves dysfonctionnements du chauffage, alors même que les températures ont fortement chuté. Cette situation est inacceptable et scandaleuse, d’autant plus qu’elle s’ajoute à des difficultés déjà nombreuses, anciennes et largement documentées.

Depuis plusieurs années, les locataires de la Cité-Jardin subissent des conditions de vie indignes que nul ne peut ignorer :
logements envahis par la moisissure, infiltrations d’eau, humidité persistante, présence de nuisibles (cafards), pannes de chauffage à répétition, dégradations avancées des façades et des balcons pouvant présenter un danger, ainsi que de graves problèmes d’insécurité au sein de la résidence.

Ces faits relèvent aujourd’hui d’un problème majeur de salubrité publique.

Malgré les engagements pris lors du rachat du site par Hauts-de-Seine Habitat en 2020, aucune rénovation structurelle sérieuse n’a été engagée, et les conditions de vie de centaines de familles, dont de nombreux enfants, continuent de se dégrader.

L’absence de chauffage en période hivernale pose désormais une question centrale : celle, une nouvelle fois, du respect de la dignité humaine. Il est inadmissible que des familles, des personnes âgées et des enfants vivent dans le froid, dans l’indifférence des institutions.

Les locataires, mobilisés depuis plusieurs mois, expriment un profond sentiment d’abandon face à l’inaction des pouvoirs publics. Ils ne reçoivent ni réponses concrètes, ni calendrier, ni perspective claire, malgré la gravité de la situation.

Monsieur le Maire, nous vous le rappelons encore une fois : en votre qualité de maire d’Asnières-sur-Seine, vous avez la responsabilité, au titre de vos pouvoirs de police administrative générale (article L.2212-2 du Code général des collectivités territoriales), d’assurer la salubrité publique, la sécurité et la dignité des habitants de votre commune.

Vous avez également la possibilité de saisir les services compétents, notamment l’Agence régionale de santé et les services préfectoraux, afin qu’un constat officiel d’insalubrité ou de péril soit établi et que des travaux urgents soient imposés au bailleur.

De leur côté, les conseillers départementaux, membres de la majorité départementale, ainsi que le président de Hauts-de-Seine Habitat ne peuvent rester silencieux face à une situation dont le département porte une responsabilité directe.

Nous vous demandons donc solennellement, une fois de plus :

  • D’agir sans délai pour garantir le rétablissement immédiat du chauffage et la dignité des habitants ;
  • D’exiger de Hauts-de-Seine Habitat un calendrier précis et public de travaux et de relogements ;
  • De mettre en place un suivi régulier, transparent et pluraliste, incluant les représentants des locataires ainsi que les élus municipaux de la majorité et de l’opposition ;
  • De rétablir un dialogue public avec les habitants, notamment par l’organisation d’une réunion publique, alors même qu’ils ne se sentent aujourd’hui ni entendus ni respectés.

Les communistes d’Asnières continueront, encore et toujours, à se tenir aux côtés des locataires pour défendre le droit à un logement digne.
Nous considérons qu’il est inacceptable que des familles vivent dans de telles conditions, dans un silence et une forme de complicité institutionnelle qui ne fait qu’aggraver leur détresse.

Nous espérons que ce courrier ouvert conduira enfin à une action coordonnée, rapide et visible des pouvoirs publics, à la hauteur de la gravité de la situation.

Dans l’attente de votre réponse rapide,
Veuillez agréer, Messieurs, Madame, l’expression de nos salutations républicaines et engagées.

Section d’Asnières du Parti Communiste Français

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communique Monde Paix pcf

Venezuela : non à l’agression impérialiste, respect du droit international et de la souveraineté des peuples

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro.

Cette intervention constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.

Elle s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation que le PCF dénonce depuis de nombreuses années : sanctions économiques criminelles, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force, reconnaissance de dirigeants autoproclamés, et désormais recours assumé à la force militaire. Elle révèle une nouvelle fois le fond réel de cette politique : l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains.

Le PCF rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force.

Les premières informations font état d’attaques armées sur plusieurs zones du pays, de scènes de panique parmi la population et d’un risque élevé d’escalade régionale. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes : morts civiles, destructions d’infrastructures, aggravation des crises humanitaires.

Le PCF exige :

  • l’arrêt immédiat de toute opération militaire et la désescalade ;
  • le respect du droit international, de la souveraineté du Venezuela et de l’intégrité de son territoire ;
  • des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ;
  • la levée des sanctions économiques qui étranglent la population vénézuélienne et constituent une forme de guerre contre le peuple ;
  • la convocation d’instances multilatérales, sous l’égide des Nations unies, pour favoriser une solution politique, pacifique et négociée.

Le PCF appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis. La France doit porter une voix indépendante, fidèle à ses engagements internationaux, œuvrant pour la paix, la coopération et le règlement politique des conflits, et non cautionner une nouvelle violation du droit international. Elle doit saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU.

Face aux logiques impérialistes, le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples qui subissent les guerres, les sanctions et les ingérences. La paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables.

Paris, le 3 janvier 2026.

Parti communiste français

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communique Paix

Récidive de l’équipe Aeschlimann et nouvelle dérive sur la laïcité !

À l’occasion des commémorations du 11 Novembre, nous, militants communistes d’Asnières, tenons une nouvelle fois à exprimer notre profonde indignation face à l’invitation de la municipalité à une « messe républicaine » figurant dans le programme officiel de la Mairie.

La République laïque et ses représentants ne peuvent honorer les victimes de la Première Guerre mondiale à travers une cérémonie religieuse.
La République ne reconnaît aucun culte : l’Église est libre d’organiser un office religieux, mais aucune administration n’est censée en faire la publicité avec des moyens publics.

Doit-on encore rappeler à Manuel Aeschlimann qu’à travers cette commémoration, la France se doit d’honorer l’ensemble des soldats tombés au front ainsi que les victimes civiles, sans distinction religieuse ?

Le maire d’Asnières fait-il semblant d’oublier que près de 170 000 soldats musulmans et 35 000 soldats juifs d’Algérie ont été mobilisés, souvent envoyés en première ligne ?

Ces soldats issus des colonies, arrachés à leur terre, ont vu, malgré leur immense contribution, leurs sacrifices ignorés à leur retour, leurs droits et les promesses de reconnaissance bafoués.

La commémoration du 11 Novembre doit être un moment de mémoire unitaire, honorant toutes les composantes de l’armée française et reflétant la diversité de la société de l’époque. Elle doit aussi être l’occasion de regarder notre histoire en face et de reconnaître les crimes commis contre les soldats des pays colonisés et contre les fusillés pour l’exemple, ceux qui ont refusé de participer à l’horreur de la guerre.

En choisissant d’intégrer une messe dans le programme officiel, la municipalité d’Asnières occulte le caractère pluriel et inclusif que devrait avoir cette commémoration.

Les communistes d’Asnières réaffirment leur attachement à une commémoration républicaine et inclusive.

Faisons de ce 11 Novembre un éloge constant de la paix et de la fraternité, dans un contexte international inédit qui ravive les tensions les plus sombres de notre histoire.

L’affirmation de la paix doit être notre combat le plus déterminé.

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logement

Lettre ouverte – Situation alarmante des locataires de la Cité-Jardins des Grésillons à Asnières-sur-Seine

À l’attention de :
Monsieur Manuel Aeschlimann, Maire d’Asnières-sur-Seine
Copie à :
Monsieur Alexandre Brugère, Préfet des Hauts-de-Seine
Monsieur Thomas Lam, Conseiller départemental et député
Madame Josiane Fisher, Conseillère départementale

Situation alarmante des locataires de la Cité-Jardins – demande d’action urgente des

Monsieur le Maire,

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Conseiller départemental,

Madame la Conseillère départementale,

Depuis plusieurs années, les locataires de la Cité-Jardins des Grésillons subissent des conditions de vie indignes, que nul ne peut ignorer : logements envahis par la moisissure, infiltrations d’eau, humidité constante, nuisibles (cafards), pannes de chauffage à répétition, dégradations avancées des façades et balcons menaçant ruine, ainsi que de grave souci d’insécurité dans la résidence.

Ces faits, largement documentés et signalés à de multiples reprises, relèvent aujourd’hui d’un problème majeur de salubrité publique.

Malgré les engagements pris lors du rachat du site par Hauts-de-Seine Habitat en 2020, aucune rénovation sérieuse n’a été engagée, et les conditions de vie de centaines de familles continuent de se dégrader.

Les locataires, qui se mobilisent depuis des semaines, expriment un profond sentiment d’abandon face à l’inaction des pouvoirs publics. Ils n’ont reçu à ce jour aucune réponse concrète de la municipalité ni du bailleur, et aucune nouvelle de la part de leurs représentants départementaux.

En votre qualité de maire d’Asnières-sur-Seine, vous avez pourtant la responsabilité, au titre de vos pouvoirs de police administrative générale (article L.2212-2 du Code général des collectivités territoriales), d’assurer la salubrité publique et la sécurité des habitants.

Vous disposez également de la possibilité de saisir les services compétents, notamment l’Agence régionale de santé et les services préfectoraux, afin qu’un constat officiel d’insalubrité ou de péril soit établi et que les travaux urgents soient imposés au bailleur.

De même, Monsieur le Préfet, l’État – par votre intermédiaire – est garant du respect des règles de décence des logements et de la santé publique. Votre intervention est indispensable pour contraindre le bailleur à agir, comme la loi le prévoit.

Nous vous demandons donc solennellement :

  • d’agir sans délai pour garantir la sécurité et la dignité des habitants ;
  • d’exiger de Hauts-de-Seine Habitat un calendrier précis de travaux et de relogements ;
  • d’assurer un suivi régulier et transparent de la situation avec un conseil de suivi qui inclus les représentants des locataires, les élus du conseil municipal (majorité et opposition) ;
  • et de rétablir un dialogue public avec les habitants qui, aujourd’hui, ne se sentent ni entendus ni respectés.

Les communistes d’Asnières continueront à se tenir aux côtés des locataires mobilisés.
Nous considérons qu’il est inacceptable que des familles vivent dans de telles conditions, dans un silence institutionnel qui ne fait qu’aggraver leur détresse.

Nous espérons que ce courrier conduira enfin à une action coordonnée et visible des pouvoirs publics, à la hauteur de la situation.

Dans l’attente de votre réponse rapide,
Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos salutations républicaines et engagées.

PCF Asnières sur Seine

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communique logement

Cité-Jardins des Grésillons : les locataires abandonnés, les communistes d’Asnières exigent l’action immédiate des pouvoirs publics

Depuis des années, les habitants de la Cité-Jardins des Grésillons vivent dans des conditions indignes : moisissures, infiltrations, humidité, nuisibles, problème de chauffage, façades et balcons dégradés, porte d’entrées défectueuses,  emmurage des rez-de chaussée et premier étage.

Malgré les promesses de Hauts-de-Seine Habitat, bailleur public propriétaire depuis 2020, aucune rénovation sérieuse n’a été engagée, sous prétexte que les bâtiments vont être entièrement réhabilités et les locataires relogés.  

Face à cette situation, les locataires se mobilisent chaque semaine pour faire entendre leur détresse.Ils n’en peuvent plus de vivre dans des logements insalubres, mettant en péril leur santé et leur sécurité , tandis que le bailleur, la municipalité et les représentants départementaux restent silencieux.

Ils n’en peuvent plus de vivre dans des logements insalubres, mettant en péril leur santé et leur sécurité , tandis que le bailleur, la municipalité et les représentants départementaux restent silencieux.

Un sentiment d’abandon face à l’inaction

Les familles concernées ont le sentiment d’avoir été abandonnées par les pouvoirs publics.
Ni la mairie d’Asnières, dirigée par Manuel Aeschlimann, ni le Département, ni même les services de l’État n’ont pris les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des habitants.

Les communistes d’Asnières aux côtés des locataires

Les communistes d’Asnières et Denis Datcharry, conseiller départemental PCF, étaient présents ce lundi 13 octobre aux côtés des habitants pour soutenir leurs revendications légitimes :

  • Des relogements dignes
  • Des travaux immédiats
  • Le respect et la justice pour les locataires

Nous dénonçons l’inaction du bailleur Hauts-de-Seine Habitat et le manque de considération de la municipalité d’Asnières.

 Nous demandons l’intervention immédiate du maire, du préfet et du département pour faire respecter la loi et garantir un logement sain à toutes les familles.

Justice et dignité pour les locataires de la Cité-Jardins !

Les communistes d’Asnières continueront à accompagner les locataires mobilisés jusqu’à ce que des mesures concrètes soient prises.

Nous exigeons une solution en adéquation avec les besoins de tous les locataires parce que le droit au logement digne n’est pas une option, c’est une obligation constitutionnelle.

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communique

Mélenchon comparé à Goebbels ? Une honte pour la mémoire antifasciste !

Nous tenons à exprimer notre profonde indignation face aux propos inacceptables tenus par le président d’honneur de la LICRA, qui a osé comparer Jean-Luc Mélenchon à Joseph Goebbels, l’un des principaux artisans de la propagande nazie.

Cette déclaration, faite le jour même où l’on commémore la victoire des Alliés contre la barbarie de l’extrême droite, constitue une insulte grave à la mémoire des résistants, à l’histoire des luttes progressistes, et à toutes celles et ceux qui ont combattu le fascisme au péril de leur vie. Elle banalise des crimes contre l’humanité et déshonore ceux qui prétendent défendre la mémoire et les valeurs républicaines.

Quel que soit le désaccord politique que l’on peut entretenir avec Jean-Luc Mélenchon, rien, absolument rien, ne justifie une telle comparaison ignoble. Elle relève non seulement d’un mépris de l’histoire, mais aussi d’une volonté de salir un adversaire politique en le ravalant au rang des bourreaux du XXe siècle.

Nous dénonçons cette ignominie avec force et fermeté. Nous apportons notre soutien à Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise face à cette attaque indigne et appelons à un débat politique digne.

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Culture

Afrique 50 : Quand un film anticolonial défiait la censure

Un documentaire détourné en arme politique

En 1950, en pleine guerre froide, René Vautier, jeune résistant breton de 22 ans, reçoit une
mission officielle : filmer les « progrès éducatifs » en Afrique-Occidentale française (AOF). Ce devait être un simple reportage sur la vie rurale africaine, mais son objectif capte une tout autre réalité. Militant communiste et ancien résistant, Vautier refuse de se soumettre au discours colonial. Choqué par l’exploitation et la violence qu’il découvre, il décide d’en faire un film de dénonciation, malgré les risques.

Avec l’aide de réseaux de résistants de Quimper – où il avait lui-même combattu pendant la guerre – et de leaders africains comme Houphouët-Boigny ou Sékou Touré, il brave le décret Pierre Laval (pourtant fusillé en 1945 pour collaboration !), qui interdit tout tournage non contrôlé dans les colonies. Afrique 50 naît ainsi dans la clandestinité. Dès sa première projection à Quimper, bastion de résistants, le film est saisi, mutilé (passant de 50 à 17 minutes), et Vautier est emprisonné. Pourtant, l’œuvre circule sous le manteau, diffusée par les réseaux communistes jusqu’au Festival mondial de la jeunesse à Varsovie en 1955, où elle est primée. Un ancien administrateur colonial avouera sous anonymat : « Ce film a forcé Paris à admettre ce que tout le monde savait mais niait. »

Premier film anticolonial français, Afrique 50 révèle l’oppression brutale des peuples colonisés et démonte les mensonges de la « mission civilisatrice ».

Trois actes pour une dénonciation

Le mirage colonial

Le film s’ouvre sur des images idylliques voulues par l’administration : enfants jouant, pêcheurs souriants, femmes travaillant le mil. Mais la voix off de Vautier brise l’illusion : « 4% des enfants sont scolarisés. Juste assez pour former des comptables aux compagnies coloniales. » Il dénonce l’hypocrisie du système : « On ouvre une école quand les grandes firmes ont besoin de main-d’œuvre qualifiée, on envoie un médecin quand les profits sont menacés. »

L’exploitation systématique

La caméra montre des ouvriers épuisés transportant du coton pour 50 francs par jour (moins d’1€ aujourd’hui). Un contremaître lance, cynique : « Si l’un se noie, on donnera 500 francs à sa veuve ! » En surimpression, les logos des multinationales (Lesieur, Unilever) côtoient des vautours, symboles de la prédation capitaliste. Vautier égrène leurs bénéfices astronomiques – « Unilever : 11,5 milliards de francs par an » – prouvant que la colonisation est avant tout une machine à profits. Comme l’écrira l’historien Paulin Soumanou Vieyra : « Ce film montre que chaque balle coloniale était fabriquée avec l’acier des profits capitalistes. »

La repression sanglante

Les séquences les plus brutales révèlent la violence d’État : villages incendiés, prison de
Bassam où meurt Mamba Bakayoko, 70 ans, « pour avoir réclamé des écoles et des hôpitaux ». Vautier liste les martyrs : « N’Go Béna, tué à coup de crosse… comme nos résistants. » Ces victimes n’avaient pour seul crime que d’avoir lutté contre l’oppression coloniale, à l’image des grèves organisées par le syndicat agricole de Félix Houphouët-Boigny, alors député communiste.
Le film se clôt sur une marche unissant prolétaires français et colonisés, main dans la main contre l’impérialisme. Le montage rapide, inspiré d’Eisenstein, alterne symboles coloniaux et visages meurtris, forçant le spectateur à « regarder mieux » derrière le folklore. Comme le souligne Vieyra dans Présence Africaine : « L’originalité de ce film est de révéler les véritables responsables : derrière chaque massacre, une féodalité économique. Pour en finir avec le sang, il faut abattre le système. »

Macron, l’extrême droite et l’amnésie coloniale

En 2021, Emmanuel Macron reconnaît l’assassinat d’Ali Boumendjel comme un « crime d’État » (Le Monde, 2021). Pourtant, la France refuse toujours des excuses officielles pour les crimes coloniaux, comme le massacre du 17 octobre 1961. Afrique 50, en brisant le silence dès 1950, rappelle que ces débats restent brûlants. Aujourd’hui, face à la montée de l’extrême droite – héritière des nostalgiques de l’Algérie française et de l’OAS –, le film est plus que jamais une arme contre la désinformation. En 2022, Marine Le Pen osait encore affirmer que « la colonisation a apporté du progrès » (France 24). Un mensonge que Vautier avait déjà pulvérisé. Alors que les discours réactionnaires se banalisent aujourd’hui, Afrique 50 reste un antidote à
l’oubli

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Education

L’école publique :notre bien commun en danger !


L’éducation est un investissement pour l’avenir, mais le gouvernement choisit de la sacrifier au nom de l’austérité budgétaire. En clair, pendant que les multinationales et la bourgeoisie profitent des fonds publics, l’école de la République se meurt lentement, privée des moyens essentiels à son bon fonctionnement.

À Asnières, cette politique se traduit par la fermeture de 8 classes !

Une décision inacceptable qui ne saurait être justifiée par la baisse démographique nationale. Asnières est l’une des villes à la plus forte croissance en Île-de-France, avec plus de 5 000 habitants supplémentaires en six ans.

Même si cette hausse ne se traduit pas mécaniquement par une augmentation immédiate du nombre d’élèves, elle devrait être l’occasion d’améliorer les conditions d’apprentissage et de travail. Mais au lieu d’investir, le gouvernement choisit les suppressions massives de postes, ce qui entraînera, dès la rentrée prochaine, des classes surchargées, des conditions d’enseignement dégradées et des difficultés accrues pour les élèves comme pour les enseignants.

Aeschlimann et Lam complices :

Le député Thomas Lam, soutenu par le maire Manuel Aeschlimann, a une fois de plus choisi de soutenir aveuglément le gouvernement et sa politique d’austérité.
En soutenant le budget 2025, il assume pleinement les coupes budgétaires qui frappent de plein fouet l’éducation nationale, entraînant des fermetures de classes et des conditions d’apprentissage toujours plus dégradées.

Mobilisons-nous pour que vive l’école de la République

Le Parti Communiste Français défend une école publique gratuite, laïque et de qualité pour toutes et tous :

Renforcement des moyens humains et matériels

✅ Recrutement massif d’enseignants pour assurer des classes moins chargées et garantir un suivi individualisé des élèves.

✅ Augmentation du nombre d’AESH (Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap) avec un statut stable et un salaire digne.

✅ Création de postes de personnels éducatifs et médicaux (psychologues scolaires, infirmiers, assistants sociaux) pour mieux accompagner les élèves.

✅ Un plan d’investissement dans les bâtiments scolaires pour des écoles sûres, modernes et accessibles à tous.

Refus des inégalités et du tri social

❌ Abrogation de toutes les fermetures de classes et opposition aux suppressions de postes.

❌ Fin du financement public des écoles privées, l’argent public doit aller à l’école publique.

✅ Des moyens renforcés pour les écoles en REP et REP+, afin de lutter contre les inégalités territoriales.

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Monde

Indonesia Gelap : A l’attaque de la destruction des services publiques


Depuis lundi 17 Février 2024, un grand mouvement de protestation généralisé est apparu sur l’archipel Indonésien. Ce mouvement nommé « #IndonesiaGelap » (L’indonésie dans le noir) a été lancé par All-Indonesian Students’ Union (BEM SI). Il est suivi par de nombreux syndicats étudiants et citoyens à travers tout le pays.

Indonesia Gelap à Jakarta

Cet événement d’ampleur national fait suite à une proposition de loi du nouveau président Prabowo Subianto et vice-président Gibran Rakabuming Raka. Elle vise à réduire les dépenses dans les secteurs de l’éducation et de la santé pour financer un programme de repas gratuit opaque. Il est aussi prévu une mise en place de l’ordonnance numéro 1 de 2025 qui vise à réduire de manière massive les dépenses dans les secteurs publiques.

Les principales demandes du mouvement sont :

  1. L’annulation de la l’ordonnance numéro 1 de 2025 qui traduit d’une politique d’austérité forcée sur la population.
  2. Le blocage de la révision des lois sur les minéraux et le charbon qui donne aux entreprises minières plus de droits sur les sols et futurs sols exploités.
  3. L’abrogation du « Dwifungsi » qui donne une place privilégiée à l’armée dans l’appareil d’Etat.
  4. Une réelle réforme agraire qui favorisera la population plutôt que les très grands exploitants terriens.
  5. La mise en place d’une loi pour la protection des indigents.
  6. Une réformation de la police.
  7. Une loi d’expropriation en cas de corruption et de fraude.

En réponse à ces demandes, le gouvernement a mis en place une censure sur les journalistes indonésiens et internationaux ainsi que sur les artistes. Il a aussi utilisé les médias pour discréditer le mouvement en présentant les activistes « d’amis » ou « n’ayant pas compris la profondeur des mesures ».

En 2019, un mouvement similaire avait eu lieu demandant des avancées démocratiques et humaines similaires. Le gouvernement Indonésien l’avait réprimé par la force causant la mort de 5 personnes et plus de 300 blessés.

Ce mouvement affirme une fois de plus qu’à travers le monde, le Capitale essaye de retirer les acquis sociaux ainsi que les droits primaires tel que l’accès à l’éducation, la santé et l’alimentation.
La similarité entre leurs revendications et les nôtres, affirme une fois de plus que notre combat est international et que nous devons nous unir face à la montée d’un capitalisme autoritaire.

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