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Venezuela : non à l’agression impérialiste, respect du droit international et de la souveraineté des peuples

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro.

Cette intervention constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.

Elle s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation que le PCF dénonce depuis de nombreuses années : sanctions économiques criminelles, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force, reconnaissance de dirigeants autoproclamés, et désormais recours assumé à la force militaire. Elle révèle une nouvelle fois le fond réel de cette politique : l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains.

Le PCF rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force.

Les premières informations font état d’attaques armées sur plusieurs zones du pays, de scènes de panique parmi la population et d’un risque élevé d’escalade régionale. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes : morts civiles, destructions d’infrastructures, aggravation des crises humanitaires.

Le PCF exige :

  • l’arrêt immédiat de toute opération militaire et la désescalade ;
  • le respect du droit international, de la souveraineté du Venezuela et de l’intégrité de son territoire ;
  • des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ;
  • la levée des sanctions économiques qui étranglent la population vénézuélienne et constituent une forme de guerre contre le peuple ;
  • la convocation d’instances multilatérales, sous l’égide des Nations unies, pour favoriser une solution politique, pacifique et négociée.

Le PCF appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis. La France doit porter une voix indépendante, fidèle à ses engagements internationaux, œuvrant pour la paix, la coopération et le règlement politique des conflits, et non cautionner une nouvelle violation du droit international. Elle doit saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU.

Face aux logiques impérialistes, le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples qui subissent les guerres, les sanctions et les ingérences. La paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables.

Paris, le 3 janvier 2026.

Parti communiste français

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Récidive de l’équipe Aeschlimann et nouvelle dérive sur la laïcité !

À l’occasion des commémorations du 11 Novembre, nous, militants communistes d’Asnières, tenons une nouvelle fois à exprimer notre profonde indignation face à l’invitation de la municipalité à une « messe républicaine » figurant dans le programme officiel de la Mairie.

La République laïque et ses représentants ne peuvent honorer les victimes de la Première Guerre mondiale à travers une cérémonie religieuse.
La République ne reconnaît aucun culte : l’Église est libre d’organiser un office religieux, mais aucune administration n’est censée en faire la publicité avec des moyens publics.

Doit-on encore rappeler à Manuel Aeschlimann qu’à travers cette commémoration, la France se doit d’honorer l’ensemble des soldats tombés au front ainsi que les victimes civiles, sans distinction religieuse ?

Le maire d’Asnières fait-il semblant d’oublier que près de 170 000 soldats musulmans et 35 000 soldats juifs d’Algérie ont été mobilisés, souvent envoyés en première ligne ?

Ces soldats issus des colonies, arrachés à leur terre, ont vu, malgré leur immense contribution, leurs sacrifices ignorés à leur retour, leurs droits et les promesses de reconnaissance bafoués.

La commémoration du 11 Novembre doit être un moment de mémoire unitaire, honorant toutes les composantes de l’armée française et reflétant la diversité de la société de l’époque. Elle doit aussi être l’occasion de regarder notre histoire en face et de reconnaître les crimes commis contre les soldats des pays colonisés et contre les fusillés pour l’exemple, ceux qui ont refusé de participer à l’horreur de la guerre.

En choisissant d’intégrer une messe dans le programme officiel, la municipalité d’Asnières occulte le caractère pluriel et inclusif que devrait avoir cette commémoration.

Les communistes d’Asnières réaffirment leur attachement à une commémoration républicaine et inclusive.

Faisons de ce 11 Novembre un éloge constant de la paix et de la fraternité, dans un contexte international inédit qui ravive les tensions les plus sombres de notre histoire.

L’affirmation de la paix doit être notre combat le plus déterminé.